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8 comportements à proscrire en entretien de recrutement

par / vendredi, 02 décembre 2016 / Publié dans RH

En entretien, le recruteur vous observe, vous jauge, vous teste, voire même cherche à vous déstabiliser… Son but ? Réussir à vous cerner en un temps limité… Alors, comment ne pas prendre conscience qu’il est des attitudes susceptibles de le stopper net ? Pour ne pas ruiner bêtement vos chances, voici un tour d’horizon de ce qu’il ne faut surtout pas dire ou faire.

 

  1. Méconnaître l’entreprise pour laquelle on postule

Un entretien ça se prépare ! Se présenter au recruteur sans s’être préparé aux enjeux de l’entretien fera plus de mal que de bien. Vous gagnerez à avoir préparé votre entretien : votre projet, celui de l’entreprise, son actualité. Trop de candidats viennent insuffisamment préparés se présenter au recruteur. Certes, vous ne pouvez tout savoir de l’entreprise et il est de bon aloi d’afficher une motivation à découvrir, mais la qualité de votre préparation sera votre principal atout. Se préparer vous donnera d’autant plus d’aisance pour improviser face à l’inattendu. Le jour J, arrivez avec trois questions précises sur l’entreprise dans votre besace. Les candidats préparent tellement leurs réponses qu’ils en oublient souvent de travailler leurs questions.

 

  1. Se comporter avec familiarité

Se présenter avec retard à l’entretien et qui plus est ne pas s’en excuser, répondre à son téléphone ou parler avec familiarité à votre interlocuteur, sous prétexte que vous avez été mis en relation par une connaissance commune ne sont pas des méthodes. Tout ceci nuit à la qualité de la rencontre, qui est un moment clé pour le candidat. Si le recruteur cherche à mettre à l’aise les candidats, c’est pour le voir tel qu’il est et non sur la défensive, mais ce n’est surtout pas une invitation à une trop grande décontraction ou désinvolture.

 

  1. Se montrer bavard ou au contraire passif

Certes, le temps est compté. Mais ne vous transformez pas en moulin à paroles : votre interlocuteur doit rester maître du tempo pour pouvoir aborder les points qui l’intéressent en priorité. Mieux vaut l’écouter avec attention et répondre à ses questions de manière précise et concise. En ce qui concerne votre savoir-faire, le recruteur a une liste de points à vérifier ; il attend donc des réponses courtes, d’à peu près une minute. Une fois lancé sur un sujet, observez ses attitudes corporelles afin de déterminer si vous devez poursuivre ou vous interrompre. Il se penche vers vous, les yeux grands ouverts ? C’est bon signe. Il s’agite, regarde ailleurs ? N’insistez pas. Et s’il garde le silence après votre réponse, ne vous démontez pas. Attendez quelques secondes puis demandez par exemple : «Ai-je répondu à votre question ?» ou « Voudriez-vous que je développe tel ou tel aspect de ma réponse ?»

N’oubliez pas, cependant, la raison pour laquelle vous êtes venu. Car si un recruteur n’aime pas avoir à interrompre sans cesse les bavards, il déteste encore plus devoir arracher des infos à un candidat. Vous avez donc intérêt à préparer une liste des cinq ou six points-clés que vous aimeriez qu’il retienne à votre sujet. Par exemple, que vous avez vécu cinq ans en Egypte, que vous parlez couramment anglais, italien et arabe, que vous maîtrisez le langage Java et que vous êtes prêt à déménager, même à l’étranger. Au besoin, notez ces points dans un carnet qui vous servira aussi à prendre des notes pendant l’entretien, ce qui est toujours très apprécié.

Il faut éviter de s’étendre sur l’activité ou le fonctionnement de l’organisation à laquelle vous apparteniez, car c’est de vous et de votre candidature qu’il est question. A l’opposé, les excès de « moi, je », finiront par indisposer votre interlocuteur qui aimerait voir afficher un sens du collectif, autant qu’une curiosité de votre part vis-à-vis de l’entreprise et/ou du poste qu’elle vise à pouvoir. Partez du principe qu’un entretien de recrutement doit être équilibré et que le respect du temps de parole de votre interlocuteur est important.

Ceux qui ont tendance au bavardage mériteront de préparer leur entretien pour s’y montrer synthétique, précis et factuel, alors que les « taiseux » devront s’efforcer de mettre en avant leurs succès et/ou échecs, ainsi que leurs compétences clefs, ressorts de motivation et lieux d’intérêt vis-à-vis de l’entreprise et du poste

 

  1. S’interdire mensonges et/ou manipulations

Celui qui triche sur son CV, même d’une façon qu’il pense bénigne, encourt le risque qu’un manque de cohérence ou d’assurance dans sa présentation ne révèle la supercherie. Les recruteurs professionnels estiment que pas moins d’1/3 des CV contiennent un mensonge, lequel va du diplôme dont se vante le candidat, à la maîtrise qu’il affiche d’une langue, en passant par le temps passé chez un de ses précédents employeurs… Or s’il est des péripéties ou incidents qu’on peut être tenté de masquer sur le CV, de crainte qu’ils ne soient mal interprétés, le danger est là que votre honnêteté ne soit définitivement entachée par cet agissement… La manipulation fait toujours mal lorsque découverte par celui qui sent alors un coup de canif à l’indispensable confiance.

 

  1. Faire dans l’excès de vantardise

Viser à convaincre ne justifie nullement de se montrer vantard ou arrogant et un excès de confiance en soi ne sera pas porté à votre actif. Se présenter comme le spécialiste du marché, l’expert le plus pointu ou celui qui a porté l’intégralité des succès d’une entreprise, ne pourra qu’agacer un interlocuteur qui ne vous le dira sans doute pas mais n’en pensera pas moins. L’objectif d’un entretien est bien de se présenter sous son meilleur jour, mais il y a des limites ! Soyez naturel et présentez-vous tel que vous êtes, sans vous rabaisser, ni vous vanter de manière excessive. Soyez fier de votre diplôme et de vos expériences, mais ne les survendez pas auprès d’un interlocuteur sachant relativiser et remettre ces informations à leur juste place. Interdisez-vous de vous lancer sur une diatribe contre les âges, diplômes ou expériences de vos supposés concurrents. Cette arrogance ou excès feint de confiance en vous vous expose à être perçu comme naïf, manquant de recul ou porteur de croyances ou jugements de valeur un peu stupides. Vous êtes qui vous êtes et gagnerez toujours à vous montrer sûr de vous et de votre cursus, ainsi qu’à afficher humilité, envie de grandir et de progresser.

  1. Avoir une tenue vestimentaire décalée

Se donner toutes les chances de retenir favorablement l’attention de votre interlocuteur passe par un affichage minimum des codes qui sont ceux de l’organisation à rejoindre. Se montrer compatible et en phase avec l’entreprise et le poste à pourvoir passe par l’adoption du dress code adéquat, lequel sera dans tel environnement plutôt décontracté, ou exigera dans tel un costume cravate strict. Ne cherchez pas à prendre l’initiative d’apparaître comme décalé, car ce n’est pas le meilleur moyen d’être identifié comme le candidat de la situation pour rejoindre une « tribu » donnée. Et dans le doute, mieux vaut venir trop habillé (mais pas endimanché !) qu’insuffisamment. Même si vous êtes junior et portez facilement le jean, ce n’est pas nécessairement en le portant lors de l’entretien que vous convaincrez le mieux de votre aptitude à rejoindre une équipe existante.

  1. Poser trop de questions sur la rémunération et les avantages sociaux de l’entreprise

Prenez le temps de découvrir et comprendre les enjeux du poste, ainsi que de convaincre votre interlocuteur de l’adéquation de votre projet à celui de l’entreprise, avant de le questionner sur le package proposé et les JRTT qui l’accompagnent. Ces questions ne sont certes pas tabou et les éluder

ne rassurera pas sur votre confiance en vous, ainsi que votre assertivité, mais il faut attendre le moment opportun pour les poser.

La question du package vaudra d’attendre la fin de l’entretien, alors que celles de la mutuelle ou des RTT gagnera généralement à n’être posée qu’en phase avancée de négociation. Les droits à Tickets Restaurants, RTT…, sont des points d’information qui justifieront de vous être précisés par votre interlocuteur RH, mais les poser en début de processus et qui plus est à un interlocuteur relevant d’une autre fonction ne fait pas toujours excellente impression.

Le mieux est donc de centrer vos questions sur le poste et de parler argent le plus tard possible, quand vous vous serez rendu incontournable.

  1. Harceler votre interlocuteur d’appels ou d’e-mails de relance

Quelle que soit votre impression à l’issue de l’entretien, vous devez envoyer un court message par e-mail ou courrier à votre interlocuteur afin de le remercier pour sa disponibilité. Le cas échéant, confirmez votre intérêt pour le poste, apportez une référence ou proposez d’éclaircir un point. Et n’hésitez pas à résumer en une ou deux phrases votre compréhension des enjeux pour montrer clairement votre implication et votre engagement.

En revanche, il est inutile et contreproductif de multiplier les relances. Pour avoir une idée du calendrier, n’oubliez pas de demander à la fin de votre entretien dans quel délai vous pouvez espérer être contacté. S’il est en début de processus, votre recruteur pourrait attendre plusieurs semaines avant de vous contacter pour un deuxième entretien. Pour patienter, raccrochez-vous à la devise :

«Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.» Mieux vaut un oui qui prend son temps qu’un non immédiat.

Thierry Julienne

Sénior Consultant

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