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Avant-goût de reprise

par / vendredi, 07 janvier 2011 / Publié dans Non classé
Le ralentissement de la demande internationale et les déficits publics pèsent sur le redémarrage de nos économies. Ainsi, si 2010 doit selon l’Insee s’achever sur une progression du PIB de 1,6%, l’amélioration de la situation sur 2011 devrait se faire lente et progressive. Sinistré en 2009, l’emploi s’est mieux comporté sur 2010 et l’on espérait le voir redécoller sur 2011. Si les faits démontrent que la reprise est timide, les indices de confiance démontrent que l’horizon s’éclaircit !
 
 
En dépit des déclarations optimistes du gouvernement, comme en témoigne cette déclaration de début décembre du Premier ministre : « En 2010, la croissance de l’économie française sera nettement supérieure à nos prévisions », l’Insee pense que la France ne fera pas plus de 1,6 % de croissance sur 2010.

Moins confiants, nos experts publics, estiment que la croissance du dernier trimestre aura bien continué de progresser, mais très insuffisamment. Quant à l’année prochaine, on n’assisterait pas non plus à ce qui ressemblerait à un véritable décollage. La progression du PIB ne devrait pas dépasser
0,3% au premier trimestre 2011, puis 0,4% au deuxième, selon les chiffres publiés le 16/12 par l’Insee. Sur cette période, « l’économie française se maintiendrait sur la tendance modérée qu’elle connaît depuis la sortie de récession », soulignent nos prévisionnistes.
 
Des éléments qui viennent tempérer le scénario optimiste de Bercy d’une croissance de 2% sur 2011. Pourquoi ? Parce qu’à fin juin 2011, la croissance acquise de la France sera de 1,3%; et qu’il faudrait théoriquement 0,8% aux troisième et quatrième trimestres pour atteindre l’objectif de 2%. Tout cela n’est guère impossible, mais reste en l’état bien ambitieux! En revanche, si le rythme de croissance prévu au premier semestre se poursuivait au second, la croissance de 2011 ne dépasserait pas 1,6%, d’après les estimations des experts.

Citant l’environnement international incertain, une zone euro encore en situation fragile, avec des tensions sur les dettes souveraines, ou encore un resserrement budgétaire dans les principales économies…Sandrine Duchêne chef du département de conjoncture conclut : « Nous avons une
prévision prudente sur la première partie de l’année 2011, parce que nous pensons qu’il y a des raisons d’être prudent ».

Dans ce scénario de l’institut, la croissance de la France souffrirait donc du ralentissement de la demande qui lui est adressée et qui pèserait sur les exportations. Et ce, dans une  période où les effets favorables de la dépréciation de l’euro devraient commencer à s’estomper. A l’opposé, l’investissement des entreprises devrait accélérer légèrement d’ici à mi-2011 et tirer profit des perspectives d’activité et de l’amélioration des perspectives d’activité et de meilleures conditions de financement.

La consommation des ménages poursuivait, elle aussi, son redressement, « avec un profil trimestriel marqué par les effets de la prime à la casse », qui en l’occurrence doit prendre fin à court terme. De plus, la situation toujours tendue du marché du travail, continuera de peser sur les salaires, au point qu’on peut d’ores et déjà tabler sur une
augmentation très modérée du pouvoir d’achat des Français en 2011, avec pour conséquence de très modestes dépenses des ménages.

L’emploi certes, n’interrompra pas sa lente progression. D
e 9,9 % début 2010, le taux de chômage continuera de régresser légèrement et devrait atteindre un palier de 9,5 % vers le milieu de l’année 2011. Les créations d’emploi dans le « privé » pourraient être de 50 000 sur les 6 premiers mois et globalement équivalents sur la 2° partie de l’année. Mais il convient de rappeler la spécificité du modèle français : « l’ajustement de l’emploi est resté modéré, au regard de la réalité de la dégradation économique en 2009 et le redémarrage observé depuis début 2010 est également meilleur que ne le laissaient supposer les comportements passés… La crainte est maintenant de savoir si le potentiel de rattrapage est encore conséquent ou s’il est à craindre qu’il faille encore attendre avant que ne se confirme  une « embellie » durable !

Il ressort de ce tableau une amélioration des fondamentaux, mais la progression sera lente avant de se traduire dans les faits par une réelle amélioration du marché de l’emploi. Un facteur reste à prendre en compte pour poursuivre sur une note positive, qui est lié au contexte très spécifique de la France sur le plan démographique et va contribuer à créer un « appel d’air » sur le plan de l’emploi.
Ce n’est pas tant la croissance du PIB, que cette opportunité que constitue le « papy boom » qui va donner de l’air et dynamiser le marché de l’emploi !

Au-delà, un regain d’optimisme se fait sentir :
61% des entreprises disent avoir confiance dans l’avenir, contre 53% en 2009. En baisse de 152% en 2009 et de 5% en 2010, les intentions d’embauche sont de + 2% en cette fin 2010 et celles concernant les CDI seraient de + 6%. 35% des entreprises invoquent déjà la « pénurie de bons profils », loin devant les niveaux de rémunération. Dans ce contexte, la formation continue prend du galon et 69% des entreprises la jugent prioritaire contre 52% en 2009.

2011 sera encore une année de timide reprise, mais pour les DRH recrutements, formation et projets d’envergure sont de retour !…Des opportunités sont donc là, à saisir.
 

Dominique Delaporte

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