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Le DIF, Arlésienne ou Outil d’avenir ?

par / jeudi, 11 décembre 2008 / Publié dans RH

Intronisé par la loi du 4/05/2004, le DIF a fait ses premiers pas dans la plus grande discrétion, soulevant interrogations des uns et scepticisme des autres sans vraiment prendre toute sa place. Créé pour permettre a tout salarié de devenir acteur  de sa propre montée en compétences, cet outil visait aussi pour le législateur à rendre l’accès à la formation plus égalitaire.

Aujourd’hui et près de 5 ans après son lancement, il convient de noter une claire montée en puissance du recours à cet outil même si son taux d’utilisation n’atteint pas encore les 20%. De la part des entreprises et après  l’attentisme voire l’émission de critiques sur les risques de ce dispositif susceptible de générer une explosion de demandes de formations fantaisistes et peu professionnelles ( l’expression condescendante étant « poterie et … » nombreux sont les DRH qui conviennent de l’intérêt de former et évangéliser leur encadrement( responsable opérationnel RH ) sur les intérêts du DIF.

Demander au salarié d’être autonome dans la construction de son plan de montée en compétences sans lui expliquer comment le faire, ne pouvait  que trouver ses limites. Il appartient en effet au management d’accompagner ses collaborateurs dans la détermination de leur plan d’action et d’écouter leur demande d’oreille bienveillante, mais pour cela, il faut qu’il y ait été lui-même formé.

Les Anglo-Saxons dont la culture est sans doute plus individualiste et qui, ne cherchent guère à toujours opposer intérêts individuels et collectifs, soulignent d’abord ces exigences de flexibilité et d’adaptation dans un contexte de mutation soutenu avant que d’insister sur la responsabilité qui incombe à chacun de se former.

La réforme de la formation professionnelle intègre en soi cette volonté de promouvoir le DIF. L’idée de le transformer en compte épargne s’inscrit dans cette politique visant à   individualiser la formation. Car pourquoi craindre une inflation de demandes ? N’y aurait-il pas lieu de satisfaire d’une progression significative de demandes individualisées de formation. Infantiliser le salarié au point de décider toujours pour lui des réponses formations auxquelles il a été inscrit ne peut que générer de la passivité.

Alors à propos du DIF ( dont l’année 2009 verra le vrai décollage !!…) et passé le temps des doutes, acceptons de voir ces aspects positifs qu’il porte en soi et cultivons  en toute transparence cette demande qu’on doit d’abord voir comme manifestation de la part du salarié, d’un sens plus aigu de ses propres responsabilités.

Sabrina Rubicone

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