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Du Bilan de Compétences à l’Accompagnement de Développement professionnel

Le recours au Bilan de Compétences dans le processus de gestion des Ressources Humaines peut être contesté, attaqué ou approuvé. Dans tous les cas, il suscite une interrogation quant à sa validité et, partant de là, son efficacité opérationnelle parfois difficilement mesurable dans l’immédiateté du court terme

Qu’est-ce au fond qu’un Bilan de compétences ?
Un Bilan de Compétences, c’est un prélèvement d’informations «impactantes » entraînant une action sur soi-même par l’analyse en présence d’un tiers.

Dans la démarche et la pratique d’un bilan de compétences, l’approche est centrée sur la personne dans sa « singularité », dans une relation interactive d’aide et d’orientation.

Outre l’utilisation de méthodes, d’outils rigoureux et éprouvés comme préalable incontournable, deux conditions sont nécessaires pour en optimiser les résultats :

  • La réflexion « active » d’un sujet sur lui-même liée à la reconnaissance et au soutien de sa demande par sa hiérarchie, les Ressources humaines
  • Le rôle de miroir d’un Consultant témoin puis conseiller,


La perception qu’un individu a de l’environnement est déterminante dans son positionnement et sa motivation professionnelle. Cette perception est, aujourd’hui inévitablement en mesure d’effriter progressivement la force d’engagement et d’implication des salariés.

Les ressorts de la confiance sont étroitement liés à la confiance que l’individu met en lui-même et à l’Image de Soi. Cette dernière a un rôle primordial dans la motivation et dans la conduite des responsabilités.

Le meilleur mécanisme de régulation de la performance est de permettre au salarié de mobiliser et d’organiser ses compétences, de développer un sentiment d’efficience personnelle qui influence le choix de ses objectifs et de ses actions.
Ce sentiment d’efficience personnelle est étroitement lié à la mise en lumière et l’analyse d’expériences maîtrisées et réussies.

Ainsi, face à la notion de Bilan qui pourrait avoir une connotation négative de « passif », on privilégiera plutôt la notion d’accompagnement individuel de développement qui met davantage au centre de sa démarche le travail de l’image de soi au travers des expériences professionnelles et personnelles concrètes comme levier indispensable au développement d’une attitude positive.

Le tout, on le sait, n’est pas toujours la somme des parties. De fait la valeur ajoutée d’un  individu est sensible à des éléments parfois peu repérables objectivement et quantitativement. Il convient, dans le cadre de l’ADP d’en éclairer les zones d’ombres et d’en tamiser les excès, de relancer, dans un environnement  ponctuellement moins évolutif, ses ressources et ses motivations intrinsèques, de renforcer le lien avec l’entreprise, de relancer l’énergie, l’inventivité et, plus prosaïquement, la capacité de bravoure et de courage.

Face à une situation économique et sociale « attentiste », il est essentiel de faciliter chez l’individu l’exploitation de ressources inconnues ou insuffisamment utilisées, de favoriser une attitude d’ouverture et de réceptivité génératrice de créativité évitant le repli sur soi, la fermeture et la morosité.

Le processus le plus  adapté à cette ouverture sera donc celui de l’analyse des compétences et non plus de leur évaluation, au sein d’une démarche d’accompagnement davantage que de Bilan. Ainsi ce nouveau dispositif  n’induira plus seulement une observation extérieure sorte d’  « état des lieux » passif à valeur positive ou négative  mais produira sans doute une nouvelle compétence : savoir s’analyser au quotidien pour pouvoir se projeter dans son activité professionnelle de façon dynamogéniée et constructive.

« Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit….devant l’énormité de la partie engagée, qu’on n’oublie pas en tout cas la force de caractère. Je ne parle pas de celle qui s’accompagne sur les estrades électorales de froncement de sourcils et de menaces. Mais de celle qui résiste à tous les vents de la mer par la vertu de la blancheur et de la sève. C’est elle qui, dans l’hiver du monde, préparera le fruit. » (A. Camus)

Barbara Leverdier

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