Vous avez un projet pour votre entreprise ?

Prenons contact

Contactez nous

Nous vous rappelons dans les 24h.

Gérer les succès

Si le succès (croissance de résultats, belle affaire, aboutissement d’un projet etc.) est bien sûr une bonne nouvelle pour l’entreprise, il n’est pas si facile à gérer et peut être source de dangers à venir lorsque insuffisamment accompagné par les dirigeants.

Il est en effet possible de limiter la part du risque et pour ce faire, on ne saurait que trop conseiller :

  1. L’importance de rester lucide, de garder « les pieds sur terre » et de s’intéresser davantage aux raisons du succès et aux paramètres qui y sont associés.
  2. La modestie et la vigilance, car il n’y a pas loin du « Capitole à la Roche Tarpéienne »… Se sentir « invincible » est parfois annonciateur de futurs revers de fortune !
  3. Car le succès est malheureusement parfois éphémère et il est préférable de rester réaliste que de se laisser enivrer par les victoires.
  4. D’apprendre à vivre le succès, pour rester concentré et ne pas réagir de façon précipitée et désordonnée.
  5. De trouver le juste ton pour communiquer avec les équipes et calibrer avec doigté cet accompagnement dans le temps.

Le succès est fragile

Le succès et le déclin d’une entreprise ne sont pas si éloignés l’un de l’autre. Une victoire mal anticipée et mal encadrée peut être « l’arbre qui cache la forêt » et masque parfois ce début d’un déclin de l’entreprise.

Quels sont les phénomènes liés au succès qui pourraient générer un désolant revirement de situation ?

  • Certains dirigeants ou managers ont tendance à penser que le succès est toujours mérité. C’est parfois une forme d’arrogance impliquant une absence de méfiance et de concentration.
  • Le déni est souvent lié au succès, qui ne met psychologiquement pas en logique de recherche des sources éventuelles de danger.
  • Le succès finit toujours par s’essouffler, au point qu’il est dangereusement irréaliste de compter dessus « comme si les arbres pouvaient grimper jusqu’au ciel… ».
  • La rationalité doit prendre le dessus sur la panique pour faire face aux imprévus. Ainsi, il ne faut pas s’arrêter au succès.

Analyser les raisons du succès

Il est important de bien identifier les facteurs qui ont généré le succès afin d’éviter toute confusion et ayant modélisé le succès, de réunir les conditions pour prolonger l’état de grâce.

  • Pour reprendre le sentiment d’arrogance vu précédemment, il est intéressant de répertorier les raisons externes du succès afin de rester humble et de ne pas se disperser.
  • Les erreurs et fragilités sont présentes et cela même lors d’une période à succès. Il est primordial de repérer ces variables afin de les éviter dans le futur.
  • Le succès ne signifie pas l’aboutissement de l’apprentissage. L’entreprise doit être en quête constante d’informations, ce qui lui permet de faire face à l’évolution du marché et à la concurrence.

Mesurer consciemment le risque

Le risque 0 n’existe pas. Par conséquent, il ne faut pas perdre de vue la présence d’une possible rechute.

  • La communication doit perdurer, permettant l’échange des perceptions des équipes sur l’état de l’organisation, afin de ne pas perdre de vue la réelle situation de l’entreprise, ainsi que ses forces  et faiblesses.
  • Quantifier et qualifier les conséquences des risques qui se présentent,  permet en amont d’analyser les décisions à prendre… de manière préventive et/ou correctrice.
  • Le succès ne doit pas aveugler les dirigeants d’une entreprise : le marché évolue constamment, au point de nous imposer cette vigilance et cette flexibilité face au changement.

Conserver ses objectifs

Le succès ne doit pas modifier les objectifs de façon trop importante : ils doivent rester atteignables et réalisables.

  • On assimile les quantités produites et vendues lors d’un succès aux quotas à réaliser dans un contexte exceptionnel. Mais cela n’est pas un objectif. Il faut veiller à la qualité et non pas penser seulement à multiplier les quantités.
  • Les objectifs doivent être réalisables et ainsi les promesses tenues. Car le cas contraire se traduirait inévitablement par une perte de la confiance des équipes qui finirait par générer l’échec.
  • Comme toujours, les choix de l’organisation doivent être réfléchis et pesés, plus particulièrement en termes d’investissements.

Etre réactif et lucide

Il faut rester acteur et non spectateur suite au succès et veiller à anticiper les problèmes est une condition à la réussite sur le long terme.

  • Lorsque l’on doit faire face à une difficulté ou un échec, il ne faut pas fuir les raisons en prétextant une influence externe, d’où l’importance de l’analyse.
  • Le même exercice s’impose face au succès, et conserver son orientation initiale est souvent préférable à ces diversifications qui font prendre le risque de s’égarer.
  • Lorsqu’une entreprise ayant connu le succès doit faire face à des imprévus ou des difficultés, la panique est fréquente. Ainsi la vigilance est de rigueur.
  • Il ne faut pas s’éparpiller du fait du succès mais continuer à évoluer et se servir de ce qui a été construit.

Savoir communiquer dans le succès

Trouver le juste ton n’est ici pas plus aisé que lorsque les temps sont durs et les performances difficiles.
Managérialement parlant, c’est une erreur de ne pas féter l’évènement et/ou d’omettre de féliciter les équipes lorsque le succès est au rendez-vous.
Mais s’en tenir à ce seul discours peut démobiliser au point de laisser se développer une certaine inconscience.
Les 5 points évoqués précédemment font partie des attitudes, comportements et réflexes méthodologiques qu’il s’agit de cultiver au sein des équipes, pour que le succès soit vécu avec la fierté, mais également la prudence et l’humilité qui sied.

Dominique Delaporte

TOP
FrenchGermanEnglish