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Notre jugement est-il toujours fiable ?


Dans notre activité au quotidien, nous sommes amenés à prendre un grand nombre de décisions, dont certaines engagent plus ou moins fortement l’avenir. Nous vous proposons ci-après les pièges les plus courants dans la prise de décision ou dans l’évaluation, ces fameux biais cognitifs. On parle aussi d’une série «d’heuristiques cognitifs », qui sont des mécanismes systématiques de simplification et d’appréhension de la réalité. Ces mécanismes sont indispensables pour la prise de décision et, si ces mécanismes permettent de simplifier pour mieux appréhender et comprendre la réalité, par là-même, ils la réduisent… et sont source d’erreur.


  • L’effet de récence (ou exactitude mémorielle ou exactitude mnésique) : nous avons tendance à nous souvenir davantage des dernières informations auxquelles nous avons été confrontés.
  • La disponibilité : nous jugeons de la fréquence probable de survenance d’un évènement  en fonction de sa disponibilité dans notre mémoire et non pas de la réalité telle qu’elle s’est produite dans le passé.
  • L’effet de primauté : nous nous souvenons mieux des premiers éléments d’une liste mémorisée.
  • L’effet d’ambiguïté : nous avons tendance à ne pas prendre en compte les éléments pour lesquels nous pensons manquer d’information.
  • L’erreur de cadre ou l’encadrement : nous tendons à éviter les risques quand nous avons une possibilité de gain potentiel et, inversement, nous tendons à prendre des risques quand nous sommes confrontés à la possibilité de pertes potentielles.
  • L’effet de halo : nous restons influencés par des évènements marquants ou des caractéristiques spécifiques, qui vont influencer notre décision ou notre évaluation, au détriment d’autres aspects moins prononcés, ce qui entraîne une déformation positive ou négative.
  • Le contraste : nos évaluons deux évènements ou deux individus l’un par rapport à l’autre au lieu de les évaluer individuellement, ce qui va entraîner une évaluation du second par rapport au premier sous un angle plus favorable ou plus défavorable.
  • Le stéréotype : nous cherchons à situer autrui ou des groupes d’individus au travers de catégories descriptives simplifiées ; nous leur attribuons ainsi arbitrairement des traits ou des comportements.
  • L’ancrage : nous estimons les valeurs accordées à des objets ou à des évènements inconnus par rapport à une valeur initiale (valeur d’ancrage) et nous ajustons notre choix d’une valeur finale par rapport à cet ancrage. Il faut noter que la valeur d’ancrage est généralement fondée sur l’information disponible quelle qu’elle soit et qu’elle soit pertinente ou non.
  • L’auto-confirmation : quand nous tenons pour sûres des croyances ou des idées, nous avons tendance à ignorer l’information qui va à leur encontre et au contraire à rechercher l’information qui les confirme.
  • L’illusion de contrôle personnel : nous recherchons seulement l’information confirmatoire, ce qui nous amène à une relation action-succès créée arbitrairement et éventuellement à une croyance erronée en nos qualités ou capacités à partir en fait de rien. L’auto-confirmation s’en trouve renforcée  et nous rassemblons de l’information jusqu’à ce qu’elle justifie un choix préféré arrêté à l’avance.
  • L’excès de confiance en soi : nous démontrons parfois une confiance excessive, voire  injustifiée dans nos capacités de jugement. L’excès de confiance est sans doute lié à l’auto-confirmation et à la disponibilité, ce qui nous entraîne au conservatisme.
  • La projection : nous projetons nos propres caractéristiques sur autrui et nous les évaluons selon nos sentiments à l’égard de ces caractéristiques.


Enfin, nous sommes spontanément plus ou moins à l’aise avec ce qui relève des statistiques. Par exemple, la loi des petits nombres indique que, intuitivement, les individus ignorent et ne prennent pas en compte la taille d’un échantillon pour estimer une probabilité. Nous tendons donc à penser que les évènements qui se produisent sont beaucoup plus représentatifs d’une population dont ils sont tirés qu’ils ne le sont réellement. En conséquence, nous allons donc accorder beaucoup trop de confiance dans le futur à un type d’action qui a obtenu les résultats que nous souhaitions, une ou deux fois et, vice versa.

Quelques exemples… :

  • Des listes de personnalités connues sont lues à des sujets. Elles contiennent des noms d’hommes et de femmes et il est demandé à ces sujets de dire quel sexe est le plus représenté dans la liste. Un groupe s’entend lire plus de noms d’hommes que de femmes, mais les femmes sont comparativement plus célèbres ; l’inverse se produit avec l’autre groupe. Dans les deux cas, les sujets vont annoncer à tort que le sexe où les personnalités étaient en nombre inférieur mais plus connues était le plus fortement représenté (biais de disponibilité).
  • Un groupe de sujets se voit fixer la tâche d’estimer le nombre de pays africains membres de l’ONU. Un point de départ est donné à chaque sujet isolé en faisant tourner une roue de loterie, qui n’a donc rien à voir avec la question posée… ! L’estimation médiane par des sujets ignorants du nombre réel de pays africains membres de l’ONU est de 25, quand un nombre 10 a été systématiquement donné par la roue et de 45, quand le nombre indiqué par la roue est systématiquement de 65 (biais d’ancrage).
  • Des expériences ont démontré que sur un sujet où des individus disent ne pas se tromper plus d’1 fois sur 4 (soit 25%), ils se trompent en fait 4 fois sur 10 (40%). Sur un sujet où ils se disent sûrs d’eux à 100%, ils n’ont le plus souvent raison qu’à environ 85% (excès de confiance en soi).


Dans ces conditions, comment évaluer justement le comportement d’un collaborateur ou comment porter un jugement fiable sur différents postulants à un même poste ou comment établir un processus de décision efficace ?


Pour répondre à toutes ces questions notamment, l’équipe de Kreno Consulting sera ravie de vous accompagner et de vous aider à trouver les réponses adaptées à votre problématique.François Perotto
Consultant-Partenaire
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