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Rencontre inopinée avec le Big Boss

 

Qui d’entre nous n’a pas été confronté à cet exercice, qu’impose la rencontre imprévue avec le « grand patron » ?
Si l’exercice peut paraître périlleux, il faut tenir compte de quelques règles de bases. Comme tout entretien, celui-ci ne peut reposer sur la seule « improvisation » et suppose préparation. Que la rencontre soit prévue ou non, à la machine à café ou dans l’ascenseur, elle n’en reste pas moins un moment opportun dans une vie professionnelle, pour se faire remarquer et/ou pour évoquer un sujet qui vous tient à cœur.

Tout d’abord, prendre sur soi, pour les personnalités réservées ou impressionnées par la figure et le charisme que peut dégager l’interlocuteur à priori distant et inapprochable.

Ayant enregistré la question du « quoi de neuf ?…Comment se déroule votre projet, mission ?», il n’est pas inutile de respirer profondément, pour prendre un air dégagé et se comporter avec l’assurance qui sied, dans l’apport d’une réponse circonstanciée. Avant d’engager la conversation, veillez à bien observer votre interlocuteur et sa disponibilité du moment, afin d’éviter tout risque de malaise ou d’inadaptation de votre réponse.
Calibrer le poids du message ainsi que sa durée sont de votre responsabilité et ne sont pas neutres. Répondre en 30’’, 1’ ou 5’, sont toujours possibles, mais ne correspond pas au même exercice, alors qu’il vous appartient d’en décider en temps réel… Pourtant, un moment inopportun ne pourrait que vous desservir dans l’atteinte d’un objectif qu’il vous appartient de déterminer !
Car, à l’opposé, quel dommage d’imaginer, les circonstances étant réunies pour un échange fructueux et votre interlocuteur affichant une posture détendue et un visage souriant, une prise de parole hésitante et sans motivation, faute d’objectif initial à atteindre !
Ces signes qui vous sont envoyés d’une ouverture à la prise de contact, ne peuvent supposer être suivis d’un silence de surprise précédant… un refus d’obstacle.

Cet échange entre « membres de l’entreprise », doit s’incarner dans le cadre d’un rapport respectueux, formel ou informel certes, car vous ne vous adressez pas à un collègue. Il faut savoir socialiser ses rapports avec la hiérarchie tout en tenant compte de limites qui existent.

Votre discours et votre amorce (sans fioriture excessive…) doivent être clairs, concis et factuels. Le « boss » a par définition, une vision plus globale de l’entreprise et ses préoccupations ne sont pas toujours du même ordre que les vôtres. Veillez à ne pas l’importuner par des questions ou sujets sur lesquels, votre N+1 pourrait répondre, car vous risquez de perdre en crédibilité et de l’agacer.

Il est important par ailleurs, d’adapter votre discours à votre interlocuteur et d’amorcer la discussion sur un sujet qui peut susciter son intérêt et sur lequel vous pourrez rebondir. Restez vrai, honnête et sérieux, en toutes circonstances. Il est important de ne pas exagérer ou caricaturer le message que vous souhaitez porter à sa connaissance.Vous ne serez que plus valorisé par cette aptitude à rester concis, vrai et par cette capacité que vous démontrerez d’argumenter votre discours.

N’hésitez pas non plus, à profiter de cette opportunité pour solliciter une aide ou un conseil sur une question délicate. Ainsi, vous montrerez votre appétit à apprendre et votre capacité à vous tourner vers ceux qui « en savent plus que vous ».
Mais au-delà du propos, il est important de l’accompagner de la gestuelle qui convient. Celle-ci doit être énergique et alerte ! Votre posture, votre attitude doivent démontrer votre satisfaction et non votre inquiétude devant cette rencontre inopinée qui se profile. On est toujours plus enclin à écouter une personne qui dégage une attitude positive et qui apporte bonne humeur et spontanéité dans l’univers professionnel.

En conclusion, le face à face réussi avec le « boss » est d’abord un échange efficace et constructif, au cours duquel chacun s’est enrichi. Parler pour ne rien dire, n’apporte aucun bénéfice à court ou moyen terme pour lui et il a sans doute horreur de perdre son temps.
Ce qui a pu se présenter à vous comme « un grand moment de solitude » peut s’avérer pour lui, comme instructif, oxygénant, frappé sous le coin du bon sens ou encore synonyme de perte de temps.
Mais, on l’aura compris, si vos propos peuvent marquer positivement l’esprit de votre patron, celui-ci ne sera pas insensible à votre savoir-être lors de cet échange (Parent/Enfant ou Adulte/Adulte) et les attitudes de courtisan ont peut-être eu raison de sa patience de dirigeant.
Alors, soyez sincère, réfléchi et percutant dans la présentation de votre quotidien et l’expression de votre personnalité, car lui aussi a besoin d’expressions de reconnaissance et de réassurance, et tout comme vous, à défaut de certitudes, il a ses convictions !

 

Dominique Delaporte

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