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Vraiment fini(e), à 50 ans ?

Mon réseau professionnel et personnel me met régulièrement en relation avec des candidat(e)s de plus de 50 ans, « en transition professionnelle » à la suite d’un accident de parcours plus ou moins récent, que je m’efforce de recevoir et de conseiller.

Je rencontre alors des personnes de qualité qui sont complètement perdues car les recettes qui leur ont permis, à date, de construire leur parcours professionnel ne fonctionnent plus. Malgré leurs efforts (comme la reprise de contact avec les recruteurs spécialistes de leur pratique, l’activation de leur réseau, une page LinkedIn bien construite, des réponses ciblées aux annonces, etc.), les projecteurs ne sont plus braqués sur eux : leurs réponses à des annonces se heurtent à des refus polis mais définitifs, leur réseau les écoute d’une oreille tout aussi polie mais distante… il faut être bien armé psychologiquement pour être certain d’un prochain rebond et présenter un visage enthousiaste à ses contacts !

Car, ne nous voilons pas la face, la discrimination dont les quinquagénaires (et que dire des sexagénaires ?) sont, encore aujourd’hui, l’objet, est bien réelle, et ne recule que lentement. Nous, recruteurs, devons interroger nos certitudes et faire bouger les lignes chez nos clients.

Mais, concrètement, que dire de plus, comment les aider ?

Ces personnes sont souvent démotivées, désabusées, elles attendent qu’on leur indique une voie nouvelle. C’est pourquoi je leur établis un parallèle entre la démarche du consultant que je suis et la position qui est la leur.

La plus grande difficulté que rencontre le cinquantenaire qui recherche un emploi est de se retrouver face à un dirigeant possédant l’autorité nécessaire pour offrir un poste à un candidat. Tout comme le consultant, avec le même dirigeant, qui souhaite échanger avec lui non pour un emploi, mais pour une mission.

Nous avons tous les deux les mêmes arguments à faire valoir : expérience, disponibilité et dynamisme. Nous devons donc avoir la même stratégie : réseau et approche directe.

Si le réseau est une stratégie aisément mise en œuvre par les candidats comme par les Consultants de tous types, l’approche directe est, la plupart du temps, totalement négligée, par les candidats tout au moins, et c’est un grand tort : en tant que Consultant, si je fais un rapide retour sur mon portefeuille clients, je constate que les trois premiers en terme de CA récurrent me sont venus par une démarche proactive, sans introduction particulière.

Aux candidats que je reçois, je cite fréquemment cet exemple d’un Directeur Général de filiale, brutalement éconduit à 55 ans, et que j’avais conseillé il y a deux ans sur une démarche adaptée à sa situation. Après avoir fait une analyse de ses apports potentiels à un futur employeur (par un retour en arrière exhaustif sur les « belles histoires » tirées de ses expériences antérieures – contexte, action, résultat -, avec mise en forme très synthétique, pour une utilisation efficace à l’écrit comme à l’oral), il a épluché attentivement la presse économique (abonnement à souscrire en version numérique, pour avoir accès aux archives) et repéré des sociétés dont la stratégie annoncée, sur l’instant ou quelques mois auparavant, était en rupture totale ou partielle avec leur zone de confort habituelle et pouvait lui faire penser qu’ils pourraient avoir besoin de ses compétences distinctives. Il a alors approché plusieurs dirigeant(e)s de sociétés répondant à ces critères, en passant par son assistant(e), à qui il a habilement présenté en quelques mots l’intérêt qu’il y aurait pour leur patron(ne) d’échanger avec lui : après quelques refus… bingo : un entretien avec le Président d’un Groupe industriel se diversifiant dans le BtoBtoC, cœur de métier du candidat dont nous parlons. Quelques semaines après, il se retrouvait Directeur du Développement de ce nouvel ensemble de PME récemment acquises, et il s’y épanouit toujours !

Espérant que ces quelques lignes auront su contribuer à ouvrir de nouvelles perspectives à certain(e)s candidat(e)s un peu perdus dans leur recherche de rebond, je me tiens à la disposition de ceux/celles qui voudraient à échanger avec moi à ce sujet.

Thierry Julienne
Senior Consultant

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