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Reprise durable ou simple embellie ?

par / jeudi, 21 avril 2011 / Publié dans Non classé


Enfin une bonne nouvelle ou bien de nouvelles déceptions en perspective sur ce marché de l’emploi ? Essayons d’être factuels, évitons les incantations ou tentations de prendre nos désirs pour des réalités. Force est de constater qu’après 2 ans de gel dans les embauches, nombre d’entreprises reprennent le chemin du recrutement.

Le changement est significatif, si l’on admet qu’hier les entreprises vivaient au rythme de leurs carnets de commandes et s’interdisaient de se projeter dans le temps, alors qu’elles pensent désormais en termes de projets de développement. Ainsi, d’ores et déjà, l’APEC table sur un marché de recrutement cadres en hausse de 15% par rapport à 2009.

Signe positif, la reprise des embauches serait plus rapide que lors des précédentes sorties de crises de 92/93 et 2003/2004, du fait d’une mondialisation croissante du marché de l’emploi cadre (le phénomène ne profitant pas malheureusement encore aux « cols bleus ») et du départ en retraite (bien que les effets bénéfiques du papy boom soient moins évidents du fait de la loi de novembre 2010) de nombre de salariés et décideurs.

Nombre de secteurs d’activité connaissent d’ores et déjà cette tension, voire cette pénurie de talents. C’est le cas des métiers du conseil, mais également du secteur internet, des services informatiques etc.. Ailleurs et profitant d’un contexte de rattrapage, la R&D et la maintenance industrielle redeviennent clairement stratégiques tout comme les secteurs du BTP, du génie civil et/ou électrique. Dans le domaine de la finance, les opportunités sont là du fait des départs en retraite et de ces règles prudentielles qui ont généré de nouveaux métiers. La fonction RH se porte dans l’ensemble très bien, aidé en cela par la complexification croissante de la législation et la montée en puissance des plans séniors etc..

Tous les secteurs d’activité ne sont certes pas à la fête, ainsi qu’on peut le constater dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. Les emplois verts promis au lendemain du Grenelle de l’environnement  ne sont pas au rendez-vous et le nucléaire, dans la foulée de la catastrophe de Fukushima, voit s’amonceler  ces doutes quant à l’avenir de la filière… renforçant ce sentiment de précarité devant un marché de l’emploi sujet à des changements brutaux.

Ce mouvement de reprise et les contrastes qu’on peut observer selon les fonctions et/ou secteurs économiques, illustrent bien cette mutation de fond que traverse un marché de l’emploi qui aura enregistré la brutale destruction de 600 000 emplois au cours de cette brutale crise économique. Sachant que derrière cette  reprise, on est encore loin de ce record enregistré en 2007 et qui portât à  quelques 200 000 postes, le solde de création d’emplois.

Mais la reprise est là, qui pointe plus que le « bout de son nez » et monte en puissance depuis début 2011. Et facteur entraînant (tout comme indice de santé de ce marché), la mobilité des cadres se porte mieux que sur 2009/2010 et génère déjà cet « appel d’air » et ce mouvement dont la mécanique a besoin pour se pérenniser.

Alors, très sérieusement pourquoi écouter ces Cassandre qui ne manqueront pas d’arguments, pour nous inciter à « ne rien faire surtout ». Pourquoi se censurer et s’interdire de voir en ce réveil quelque chose de prometteur et de durable, afin de se mettre en situation de saisir ces opportunités professionnelles qui se présentent à nous et méritent d’être saisies ?

 

Dominique Delaporte

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