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SOYEZ GENTILS !

par / vendredi, 18 novembre 2011 / Publié dans Non classé


…a titré le journal Les Echos la semaine dernière pour annoncer la journée de la « gentillesse ».

Et à l’image du magazine « Psychologies » avec cet appel pour la journée de la gentillesse dimanche dernier « nous dirigeants, managers, salariés, coachs et psys appelons les acteurs du monde du travail à s’engager sur la voie de la bienveillance ! », la France fête dimanche ses gentils !
En France nous ne sommes pas les seuls puisqu’apparemment 18 pays fêtent le « World Kindness Day ».

Bien entendu, comme l’indique Les Echos un sondage Sofrès précise que 47 % des français subissent une agressivité croissante, notamment au travail. Et 71% des citoyens plébiscitent l’entraide comme un remède à la crise.
Il faudrait définir le mot « entraide » à ce stade pour comprendre ce que nos concitoyens sont prêts à faire !

Mais sur le concept de gentillesse, suffit-il d’être gentil pour être un bon manager ?
Suffit-il d’être gentil pour être performant ?
Nous pourrions continuer à nous poser cette question sur tous les sujets du même type.

J’ai l’habitude, je ne suis pas le seul semble-t-il, à dire de quelqu’un dans telle ou telle situation « il est gentil ». Si ce n’est, certes, pas la pire des insultes, cela n’envoie pas une image très positive. C’est, en clair, lourd de sous- entendu. Tout le monde comprendra !

Encore que le pire soit « il est bien gentil, mais… » !

Alors là, le « mais » laisse entendre des choses franchement désagréables.
Je ne pense pas que la gentillesse soit un remède à notre crise qu’elle soit économique, sociale… sociétale ou crise d’identité.

Au mieux, il est presque toujours trop tard pour être gentil. Et quelques « spécialistes » se posent désormais des questions sur la permissivité, la gentillesse et le laxisme en matière d’éducation !

Au pire la gentillesse ne donne et ne donnera rien comme résultat si ce n’est d’enfoncer les uns et les autres ou ceux plus concernés dans un état d’assistanat peu propice à l’action, à l’autonomie, à la performance. Le monde n’est pas gentil, ne l’a jamais été.

Que personne ne dise qu’il ne faut pas partager, qu’il ne faut pas assister les plus démunis. Rien à voir entre l’aide que chacun peut et doit apporter aux autres, c’est-à-dire être naturellement généreux et être par nature gentil et ne rien oser demander qui  pourrait fâcher.

Et surtout, ne pas transformer notre société, qui est déjà un modèle de complexité tant au plan économique que social, en un modèle de gentillesse peu encline à l’effort de tous.

Ou peut-être n’ai-je pas fait suffisamment attention à  la définition du mot « gentillesse » ?

Retenons une partie de la définition donnée par le dictionnaire la plus pertinente pour notre sujet : « Qui manifeste de la bienveillance ».

Acceptons que dans nos organisations, entreprises… globalement dans le monde du travail, la bienveillance  apporte cette part d’humanité  indispensable au bien-être de tous sans statufier, sans bloquer toute action pour grandir, pour atteindre ses objectifs, pour en un mot réussir qui reste sûrement dans  les sondages le score le plus élevé parmi les souhaits des Français.

Alors soyons gentils dans ce sens.
 
René-Luc Maisonneuve
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